{"id":863,"date":"2018-01-21T16:48:35","date_gmt":"2018-01-21T15:48:35","guid":{"rendered":"http:\/\/ses-lfz.ch\/sesnet\/?p=863"},"modified":"2018-03-13T17:31:59","modified_gmt":"2018-03-13T16:31:59","slug":"laddiction-aux-ecrans-numeriques","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ses-lfz.ch\/sesnet\/laddiction-aux-ecrans-numeriques\/","title":{"rendered":"L&rsquo;addiction aux \u00e9crans num\u00e9riques"},"content":{"rendered":"<p>Quel sera l&rsquo;impact \u00e0 terme de la consommation \u00e0 outrance des \u00e9crans ? Les dirigeants d&rsquo;Apple, Google, ou Twitter ont eux-m\u00eames interdit l&rsquo;usage des nouvelles technologies \u00e0 leurs enfants par crainte des effets n\u00e9fastes sur leur d\u00e9veloppement. Une exp\u00e9rience a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e en Angleterre dans quatre familles&#8230;<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #3366ff;\">Vid\u00e9o 1 : Grand format : quand les \u00e9crans sont une drogue (20 Heures France 2 du samedi 03\/02\/2018)<br \/>\n<iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/j3WeDSM5Vhw?list=UUocS2317VweQly53LXzBhwg\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/span><\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;exp\u00e9rience a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e dans quatre familles parfaitement banales des temps modernes, c&rsquo;est-\u00e0-dire o\u00f9 des enfants ont les yeux riv\u00e9s sur leur tablette. L&rsquo;objectif est d&rsquo;observer ce qui les poussera \u00e0 quitter leur \u00e9cran des yeux, alors qu&rsquo;autour d&rsquo;eux, la r\u00e9alit\u00e9 change. Les parents sont complices de l&rsquo;exp\u00e9rience. D\u00e9buts modestes avec changement des tableaux aux murs, qui ne suscitent aucune r\u00e9action. Plus audacieux, la m\u00e8re de famille est \u00e9chang\u00e9e avec une inconnue portant la m\u00eame couleur de v\u00eatements. Les enfants ne remarquent toujours rien. Comble de l&rsquo;indiff\u00e9rence, de faux fr\u00e8res et soeurs, parfaits inconnus eux aussi, s&rsquo;installent \u00e0 table sans le moindre d\u00e9tournement de regard de la part des \u00ab\u00a0cobayes\u00a0\u00bb, <a href=\"https:\/\/www.francetvinfo.fr\/replay-radio\/france-info-junior\/franceinfo-junior-peut-on-etre-accro-aux-ecrans_2413107.html\">captiv\u00e9s par l&rsquo;\u00e9cran<\/a>. Il faudra attendre la coupure d&rsquo;internet au moyen d&rsquo;un brouilleur pour que les enfants d\u00e9couvrent que le monde r\u00e9el autour d&rsquo;eux a chang\u00e9.<\/p>\n<p class=\"subheader\"><strong>\u00ab\u00a0C&rsquo;est comme si vous lui donniez (&#8230;) un gramme de coca\u00efne\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Cette exp\u00e9rience men\u00e9e par une marque alimentaire pour promouvoir les repas en famille a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e sur un ton l\u00e9ger, mais sa d\u00e9monstration est extr\u00eamement pr\u00e9occupante pour cette sp\u00e9cialiste des addictions : <em>\u00ab\u00a0Plus les enfants passent du temps devant les \u00e9crans, moins ils regardent directement les autres dans les yeux, et sans contact direct, on ne lit plus les codes sociaux. Donc ils n&rsquo;apprennent plus \u00e0 vivre en soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>, analyse Noel Janice Norton.\u00a0<em>\u00ab\u00a0Il y a donc des <a href=\"https:\/\/www.francetvinfo.fr\/sante\/drogue-addictions\/video-addiction-numerique-comment-les-ecrans-endommagent-le-cerveau_2566513.html\">effets directs sur le cerveau<\/a> et l&rsquo;apprentissage similaires \u00e0 ceux qu&rsquo;on observe avec n\u2019importe quelle substance addictive, y compris les drogues\u00a0\u00bb.<\/em> Une vraie drogue, le mot est lanc\u00e9. Au Royaume-Uni, une autre addictologue r\u00e9put\u00e9e est all\u00e9e encore plus loin en d\u00e9clarant dans une conf\u00e9rence : <em>\u00ab\u00a0Je dis toujours aux parents : quand vous donnez \u00e0 votre enfant une tablette ou un smartphone, en r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;est comme si vous lui donniez une bouteille de vin ou un gramme de coca\u00efne\u00a0\u00bb.\u00a0<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Vid\u00e9o 2 : L&rsquo;addiction aux \u00e9crans :\u00a0\u00bbh\u00e9ro\u00efne num\u00e9rique\u00a0\u00bb<\/strong><\/span><\/p>\n<p><strong>Envoy\u00e9 sp\u00e9cial. &#8211; 18 janvier 2018 (France 2)<\/strong><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/DyK4vxbAmwQ\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, les scientifiques en sont persuad\u00e9s : les \u00e9crans sont dangereux pour nos enfants. Ils agissent sur leur cerveau, leur concentration. En France, des m\u00e9decins lancent l\u2019alerte. Aux Etats-Unis, d\u2019anciens salari\u00e9s racontent comment les industriels entretiennent l\u2019addiction aux jeux sur smartphone, et des scientifiques d\u00e9noncent leur impact sur le d\u00e9veloppement de l\u2019enfant. Que se passe-t-il r\u00e9ellement face aux \u00e9crans ? Rayan a 3 ans. Pendant de longs mois, sa maman s\u2019inqui\u00e8te : toujours dans sa bulle, il ne parle plus et multiplie les crises de nerf. Un jour, un m\u00e9decin conseille \u00e0 cette maman ne plus jamais laisser son enfant regarder de comptines sur son smartphone. Rayan pouvait y passer des heures ! Au bout de quelques jours, sevr\u00e9 d\u2019\u00e9cran, Rayan redit \u00ab\u00a0maman\u00a0\u00bb pour la premi\u00e8re fois depuis un an. Peu \u00e0 peu, il redevient un petit gar\u00e7on ouvert et joyeux. Une enqu\u00eate d\u2019Ad\u00e8le Flaux et Paul Moreira diffus\u00e9e dans \u00ab\u00a0Envoy\u00e9 sp\u00e9cial\u00a0\u00bb le 18 janvier 2018<\/p>\n<h4>Addiction num\u00e9rique : comment les \u00e9crans endommagent le cerveau<\/h4>\n<p>Les scientifiques sont de plus en plus nombreux \u00e0 s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 l&rsquo;addiction des plus jeunes aux m\u00e9dias num\u00e9riques. Est-ce que ces pratiques modifient le cerveau ? \u00ab\u00a0Absolument, r\u00e9pond sans h\u00e9siter le Dr Kardaras, interrog\u00e9 par \u00ab\u00a0Envoy\u00e9 sp\u00e9cial\u00a0\u00bb. Il y a une douzaine d&rsquo;exp\u00e9riences d&rsquo;imagerie c\u00e9r\u00e9brale qui montrent que le cortex frontal r\u00e9tr\u00e9cit si vous passez trop de temps devant les \u00e9crans.\u00a0\u00bb Ce psychologue expert en addictologie a \u00e9crit un livre sur l&rsquo;addiction et les enfants qui a r\u00e9veill\u00e9 les Etats-Unis. Il va jusqu&rsquo;\u00e0 parler d'\u00a0\u00bbh\u00e9ro\u00efne num\u00e9rique\u00a0\u00bb dans un de ses ouvrages.<\/p>\n<p>Quelles sont les cons\u00e9quences de cette modification ? \u00ab\u00a0Une personne qui a un cortex frontal r\u00e9tr\u00e9ci et moins de mati\u00e8re grise devient plus impulsive, plus sujette aux addictions, plus agressive, d\u00e9veloppe le Dr Kardaras. Elle ne prend pas de bonnes d\u00e9cisions. Ses capacit\u00e9s aux encha\u00eenements logiques sont alt\u00e9r\u00e9es.\u00a0\u00bb<br \/>\nCortex frontal r\u00e9tr\u00e9ci, lobe frontal affaibli&#8230;<\/p>\n<p>Depuis cinq ans, les \u00e9tudes sur l&rsquo;impact des pratiques num\u00e9riques sur le cerveau sont de plus en plus pr\u00e9cises. La plus spectaculaire a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en Chine. Un scanner c\u00e9r\u00e9bral a \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9 sur une quinzaine d&rsquo;adolescents pr\u00e9sentant une addiction \u00e0 internet \u2013 un fl\u00e9au national, l&rsquo;un des tout premiers probl\u00e8mes de sant\u00e9 publique. Sur l&rsquo;imagerie, dans les quinze jeunes cerveaux, des zones en rouge bien visibles montrent les voies c\u00e9r\u00e9brales r\u00e9tr\u00e9cies, o\u00f9 la communication est tr\u00e8s fortement ralentie. La circulation des fluides est alt\u00e9r\u00e9e. Ces d\u00e9fauts de connexion peuvent causer des sympt\u00f4mes \u00e9voquant l&rsquo;autisme ou les troubles bipolaires.<\/p>\n<p>Pourquoi, m\u00eame en connaissant ces dangers, est-il si difficile de s&rsquo;arr\u00eater ? Gary Small, neurologue un sp\u00e9cialiste du cerveau, l&rsquo;explique : \u00ab\u00a0Il y a une partie du cerveau appel\u00e9e le lobe frontal. C&rsquo;est le cerveau de la pens\u00e9e. Il ordonne au circuit de la dopamine [l&rsquo;hormone du plaisir\u2026 et de la d\u00e9pendance] : &lsquo;\u00c7a suffit, tu devrais arr\u00eater, parce que \u00e7a bousille ta vie !&rsquo; Mais parfois, le lobe frontal est affaibli par ces pratiques\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #0000ff;\">Accros aux \u00e9crans : l&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie silencieuse (Source France Inter : jeudi 18 janvier 2018)<\/span><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.franceinter.fr\/embed\/player\/aod\/eedaf773-65c4-452f-a74a-b3e1a0af105a\" width=\"100%\" height=\"64\" frameborder=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>Passons la soir\u00e9e devant un \u00e9cran pour constater qu\u2019on est accro aux \u00e9crans\u2026 Oui, la t\u00e9l\u00e9 peut nous alerter sur le danger de la t\u00e9l\u00e9. L\u2019enqu\u00eate d&rsquo;Ad\u00e8le Flaux et Paul Moreira diffus\u00e9e ce soir dans Envoy\u00e9 Sp\u00e9cial, sur France 2, joue un r\u00f4le indispensable d\u2019alerte et de sant\u00e9 publique. Au c\u0153ur du reportage, il y a une femme dont le combat et l\u2019\u00e9nergie forcent l\u2019admiration : Anne-Lise Ducanda. Elle est m\u00e9decin dans un centre de protection maternelle et infantile : une PMI de banlieue parisienne, o\u00f9 elle re\u00e7oit des enfants de 0 \u00e0 3 ans pour des consultations de routine. Depuis quelques ann\u00e9es, elle a vu apparaitre une \u00e9pid\u00e9mie silencieuse, des sympt\u00f4mes r\u00e9currents : des enfants dans leur bulle, qui ne la regardent pas quand elle leur parle, qui ont souvent des retards de langage et des troubles du sommeil.<br \/>\n\u00c9pid\u00e9mie silencieuse<\/p>\n<p>Tous passent plusieurs heures par jour devants des \u00e9crans depuis le plus jeune \u00e2ge. Et le plus frappant, c\u2019est qu\u2019il suffit de conseiller aux parents de couper tous les \u00e9crans pour que les choses commencent \u00e0 s\u2019arranger. Jamais de simples recommandations n\u2019ont eu un effet aussi rapide, dit-elle. Le petit Rayan, 3 ans, qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9scolaris\u00e9 apr\u00e8s seulement 20 minutes en petite section de maternelle, qui ne parlait presque pas et ne regardait personne dans les yeux, s\u2019est remis \u00e0 prononcer le mot \u00ab maman \u00bb depuis que cette derni\u00e8re a cess\u00e9 de lui pr\u00eater son t\u00e9l\u00e9phone pour regarder des comptines. Anne-Lise Ducanda a cr\u00e9\u00e9 un collectif avec d\u2019autres professionnels de sant\u00e9 : des p\u00e9diatres, des orthophonistes, des psychologues. Tous veulent pousser les autorit\u00e9s \u00e0 r\u00e9agir. Ils demandent, avant tout, des \u00e9tudes scientifiques pour aller plus loin que leurs constats de terrain. Car pour l\u2019instant, en France, il n\u2019en existe pas.<\/p>\n<p>Nos enfants sont-ils trop expos\u00e9s aux \u00e9crans ?<\/p>\n<p>N&rsquo;est-il pas un peu \u00e9vident qu\u2019il faille \u00e9viter d\u2019exposer les jeunes enfants aux \u00e9crans ? Peut-\u00eatre. Mais tout aussi \u00e9vident que les dangers de l\u2019alcool ou du tabac, qui font pourtant l&rsquo;objet de messages de pr\u00e9vention. Les parents \u00e0 qui le docteur Ducanda conseille de couper les \u00e9crans lui r\u00e9pondent tous, affol\u00e9s : \u00ab\u00a0Pourquoi ne nous a-t-on rien dit ?\u00a0\u00bb Elle tient \u00e0 ne surtout pas les culpabiliser, car la plupart ne pensent pas \u00e0 mal : ils occupent le petit dernier avec une tablette le temps de s\u2019occuper du grand ou de pr\u00e9parer le d\u00eener. Ils ne s\u2019imaginaient que c\u2019\u00e9tait aussi dangereux.<\/p>\n<p>Circuit de la r\u00e9compense<\/p>\n<p>La d\u00e9pendance aux \u00e9crans ne concerne pas que les enfants. Nous sommes nombreux \u00e0 avoir l\u2019impression d\u2019\u00eatre accros aux r\u00e9seaux sociaux. Ce que montre ce reportage, c\u2019est que le moment est historique : des hauts dirigeants de cette industrie se mettent \u00e0 parler et deviennent des lanceurs d\u2019alerte. L\u2019un des cofondateurs de Facebook, notamment, reconnait que le r\u00e9seau social s\u2019appuie, depuis le d\u00e9part, sur le fonctionnement du cerveau et en particulier sur le circuit neuronal de la r\u00e9compense. La r\u00e9compense (par exemple la petite flamme que re\u00e7oit l\u2019utilisateur de Snapchat s\u2019il communique assidument avec ses amis) fournit au cerveau une dose de dopamine, qui est une hormone du bonheur, pour le dire tr\u00e8s vite.<br \/>\nUn psychologue am\u00e9ricain, expert en addictologie, utilise cette image : mon smartphone, c\u2019est une pompe \u00e0 dopamine, que j\u2019ai en permanence sur moi, et qui permet de prendre un petit shoot de dopamine \u00e0 chaque fois que je le consulte (un like sur instagramm, une flamme sur Snapchat, ou autre). Ces applications ont \u00e9t\u00e9 pens\u00e9es pour nous placer en situation d\u2019addiction : en avoir conscience, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 un pas vers la cure de d\u00e9sintoxication. Quant au petit Rayan, il va beaucoup mieux aujourd&rsquo;hui, m\u00eame si tout n\u2019est pas r\u00e9gl\u00e9. Alors qu\u2019elle est interview\u00e9e dans son appartement, sa m\u00e8re s\u2019arr\u00eate de parler, soudain tr\u00e8s \u00e9mue : son fils de 3 ans est en train de parler dans la pi\u00e8ce \u00e0 c\u00f4t\u00e9. \u00c7a n\u2019\u00e9tait pas arriv\u00e9 depuis un an.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Article du New York Times du 22 octobre 2011 :<\/span><\/p>\n<p id=\"headline\" class=\"headline\"><a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2011\/10\/23\/technology\/at-waldorf-school-in-silicon-valley-technology-can-wait.html\">A Silicon Valley School That Doesn\u2019t Compute<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quel sera l&rsquo;impact \u00e0 terme de la consommation \u00e0 outrance des \u00e9crans ? Les dirigeants d&rsquo;Apple, Google, ou Twitter ont eux-m\u00eames interdit l&rsquo;usage des nouvelles technologies \u00e0 leurs enfants par crainte des effets n\u00e9fastes sur leur d\u00e9veloppement. 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