Dossier : La situation économique et sociale de l’Allemagne

A l’occasion des élections législatives allemande du 24 septembre 2017 quelques points de vue sur la situation économique et sociale de l’Allemagne

Émission de France Inter  « On n’arrête pas l’éco » du samedi 23/09/2017

L’actualité économique analysée par Christian Chavagneux (Alternatives économiques) et Emmanuel Lechypre (BFM Business). Invitée spéciale : l’économiste Odile Chagny.

Angela Merkel sera-t-elle réélu Chancelière fédérale d'Allemagne ?

A la veille des élections fédérales en Allemagne, On n’arrête pas l’éco vous propose une édition spéciale de décryptage du modèle économique allemand et se pose la question fatidique : faut-il le copier ?

Avec nous pour en parler, l’économiste et spécialiste de l’Allemagne Odile Chagny, co-auteure de « Faut-il suivre le modèle allemand » (La documentation française – avec Sabine le Bayon et Eric Blot).

Ce grand débat s’articulera autour de cinq axes :

  • Excédents budgétaires, plein-emploi, croissance : Les Allemands sont contents de leur économie et si l’on en croit les sondages, ne veulent pas de grand changement. Vrai ou faux ?
  • L’homme malade est guéri parce qu’il a courageusement bu la potion amère (réformes Hartz). Vrai ou faux ?
  • Les entreprises allemandes sont meilleures parce qu’elles travaillent en bonne intelligence avec les syndicats. Vrai ou faux ?
  • Le plus grand problème de l’Allemagne, c’est la démographie. Vrai ou faux ?
  • L’Allemagne s’astreint à l’ordre et à la rigueur. C’est pourquoi pour l’Europe, elle veut des économies avec zéro déficit et le respect des règles budgétaires. Vrai ou faux ?

 

 

 

Vidéo 1 : Allemagne : les recettes gagnantes d’Angela Merkel en matière d’économie

60 millions d’électeurs sont appelés dimanche aux urnes pour les élections législatives en Allemagne. Les députés devront ensuite nommer leur chancelier, tandis qu’Angela Merkel brigue un 4e mandat consécutif à ce poste. Depuis son arrivée au pouvoir, y-a-t-il eu un « miracle économique » en Allemagne ? Éléments de réponse.

Source : journal de 20 heures de TF1 du samedi 24/09/2017

 

Vidéo 2 : Allemagne : le bilan d’Angela Merkel, atouts et travers en temps d’élections

Le 24 septembre, les Allemands se rendront aux urnes pour choisir leur chancelier. Angela Merkel est-elle toujours en tête des intentions de vote ? « Elle dispose d’une confortable avance dans les sondages : 13 points de plus que son adversaire social-démocrate Martin Schulz. On voit mal comment la victoire pourrait lui échapper dimanche prochain. Angela Merkel, dont l’essentiel de la campagne consiste à défendre son bilan. Et le bilan est plutôt bon : l’économie va bien, la croissance est soutenue, le chômage n’a jamais été aussi bas et les Allemands sont une majorité à être satisfaits de leur situation », analyse Amaury Guibert.

Les défauts de la rigueur budgétaire

Mais l’autre visage d’une Allemagne en pleine réussite économique, c’est la vétusté de nombreuses infrastructures. Selon de nombreux professionnels, notamment dans le secteur des transports, cette situation est indigne de la première puissance économique d’Europe. L’Allemagne découvre le prix de la rigueur budgétaire et du manque d’investissements publics. La moitié des ponts et 40% des routes nécessitent aujourd’hui des travaux en urgence.

Source : journal de 20 heures de France 2 du dimanche 17/09/2017

 

Vidéo 3 : Allemagne : la colère des retraités

En Allemagne, la colère des retraités prend de l’ampleur. Près de 1 million d’entre eux sont aujourd’hui contraints de travailler faute de pension suffisante. Le sujet resurgit en pleine campagne des législatives.

Dans les cuisines d’un hôtel berlinois, il va de poste en poste, pour préparer des légumes, faire la plonge. Dieter Schiemann travaille dur malgré ses 73 ans. Il est retraité, mais doit continuer à travailler pour compléter sa petite pension : 870 euros par mois.

Une vie de labeur au lieu d’une retraite bien méritée

« Il faut que je me serre la ceinture. Il ne me reste plus grand-chose après toutes ces charges que je dois payer avec ma petite retraite, le loyer, l’électricité, etc. » explique Dieter Schiemann. Il a décroché un mini job, un contrat précaire de 40 heures par mois pour 450 euros. En fonction des besoins de l’hôtel, ça peut-être plus ou moins. Une vie de labeur au lieu d’une retraite bien méritée. Même son chef trouve la situation anormale. Dieter Schiemann n’est pas une exception. En Allemagne, la retraite moyenne s’élève à 1 100 euros, mais c’est souvent beaucoup moins. Près d’un million de retraités sont obligés de travailler, plus 30% depuis 2005.

Source : journal de 20 heures de France 2 du mercredi 30/08/2017

 

Vidéo 4 : Flexibilité de l’emploi : les perdants du modèle allemand

La réforme du Code du travail est en partie inspirée de la réforme allemande du milieu des années 2000. C’est à cette époque qu’ont été créés les mini-jobs pour favoriser le retour des chômeurs vers l’emploi.

2,5 millions de travailleurs allemands ont des emplois à temps partiel de type « mini-jobs » et doivent souvent les cumuler pour gagner leur vie. Il est 3h du matin et Andrea Mayereder commence déjà sa journée de travail. À Munich, elle distribue des journaux. Pour cela, elle gagne 8,84 euros de l’heure. Pour elle comme pour d’autres, ce type d’emploi est bien souvent un complément de salaire. Les emplois principaux ne suffisent parfois pas. Son deuxième travail, c’est assistante dans un cabinet médical. Deux jours par semaine, elle travaille comme caissière dans un magasin de fruits et légumes, un troisième emploi.

Les précaires, ces oubliés de la croissance

Depuis 2005, le nombre de mini-jobs a augmenté de 6% en Allemagne. On les retrouve surtout dans le commerce, les services d’entretien et l’hôtellerie-restauration. Pour les employeurs, les avantages sont nombreux : des charges patronales réduites et des souplesses sur le temps de travail. Les mini-jobs auraient fluidifié et dynamisé l’emploi en Allemagne selon certains. Mais des spécialistes pensent que ce ne sont pas ces contrats qui ont permis de relancer l’activité et faire baisser le chômage. Deux Allemagnes cohabitent : celle qui réussit avec des contrats à temps plein, et celle des mini-jobs, des précaires.

Source : journal de 20 heures de France 2 du lundi 18/09/2017

 

 

 

septembre 27, 2017

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